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Multicoques |
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La revanche Marseillaise ! |
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| [ Lundi 20 juin 2005, à 19h ] |
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Le deuxième Grand Prix de la saison s’annonce chaud, pas seulement parce que le beau temps est prévu sur la rade de Marseille toute la semaine, mais surtout parce que, échaudés par la domination de Groupama 2, les six autres trimarans vont mettre le feu sur le plan d’eau !
Souvenons-nous de l’an passé : le Grand Prix de Marseille-Métropole était le dernier de la saison et devait déterminer le classement final du Championnat des Multicoques 2004, trois skippers étant en lice pour définir l’ordre du podium : Franck Cammas, Michel Desjoyeaux et Karine Fauconnier. Avec très peu de points d’écart, le résultat de ce Grand Prix allait donc établir la hiérarchie puisque Groupama 2 s’imposait pour la première fois à Marseille depuis sa mise à l’eau en juin 2004, et Sergio Tacchini terminait second mais rétrogradait à la troisième place pour le Championnat, à égalité de points avec Géant, quatrième de ce dernier Grand Prix ! Sans compter Gitana 11 et Foncia qui jouaient les trouble-fêtes au fil des six manches courues essentiellement dans les petits airs…
Cette fois, la brise devrait être plus soutenue car un anticyclone est bien installé sur la Sardaigne et devrait générer en fin de semaine un flux régulier de secteur Ouest d’une dizaine de nœuds qui devrait prendre du souffle au fil de la journée avec la brise thermique. En sus, les parcours pourront être mouillés plus près de la Corniche afin que le public suivent les manches de la terre et l’arrivée de la dernière course du jour pourrait s’effectuer devant l’entrée du port de Marseille si les autorisations administratives sont acquises. Toujours amarrés dans le Vieux Port face à la Mairie, les sept trimarans en lice pourraient ainsi cumuler neuf manches en trois jours.
Dès ce mardi, la plupart des équipages seront en rade de Marseille pour une première série d’entraînements avec le Centre de Port La Forêt, histoire d’échauffer les équipages et de repérer un plan d’eau qui n’est pas toujours très simple avec les effets de côte, les îles du Frioul et la brise thermique qui pourrait faire monter le vent à plus de 18 nœuds, limite fatidique au-delà de laquelle, le maniement des trimarans commence à solliciter et le matériel, et les hommes, surtout en fin de journée avec déjà deux manches dans les bras…
Bref, le Grand Prix de Corse a montré il y a deux semaines et particulièrement le samedi dans la brise, que Franck Cammas et son équipe, malgré quatre victoires d’affilée ce jour-là et un grand chelem à Calvi, pouvaient être mis en ballottage : par deux fois, Frédéric Le Peutrec a failli le coiffer sur le poteau et les autres trimarans ont aussi démontré un très bon potentiel. Mais encore une fois, la flotte étant de plus en plus homogène, ce sont les départs et le premier bord de près qui font souvent la différence car la dimension des parcours (bouée au vent à environ 2,5 milles) limite les options tactiques, donc les capacités à revenir aux avant-postes.
Dominateur en Corse (brises de 3 à 20 nœuds) et lors de la Giraglia (brises de 0 à 12 nœuds), Groupama 2 aura fort à faire face à une armada de six multicoques motivés pour se guérir du « syndrome Ferrari »…
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