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Des écrivains, conteurs et gens de mer

[ Lundi 02 Novembre 2004, à 17h50 ]
 

Jean-François Deniau souhaitait une rencontre entre les Écrivains de Marine et le public. Le pari est gagné. La Trinité-sur-Mer a été, le temps d'un week-end, le lieu de rendez-vous entre des auteurs et des lecteurs prêts à toutes les découvertes marines. Le port d'attache des Écrivains de Marine.
La foule ! Ce week-end, le public s'est pressé à la rencontre des Écrivains de Marine. Nullement étonné, Pierre Schoendoerffer rappelait une évidence : « Dans un port de mer comme La Trinité, un pays de marins, les gens aiment les histoires d'océan. » Jean-François Deniau, à l'origine de la création de ce corps d'Écrivains de Marine, en janvier 2004, avait bien fait les choses et ses amis ont répondu présent.

Histoires de vagabondages

Bernard Giraudeau côtoyait un Titouan Lamazou complice. Patrick Poivre d'Arvor avait retardé son départ vers les élections américaines. Michel Mohrt avait tenu à être là comme Didier Decoin ou Yann Queffélec. « Des écrivains tout simplement bien en mer », a glissé Pierre Schoendoerffer, l'auteur du « Crabe Tambour », de « L'Adieu au roi ». Bourlingueur dans sa jeunesse, embarqué à 17 ans à bord d'un chalutier à voile, en baie de Bourgneuf. A 18 ans, matelot léger à bord d'un caboteur suédois, il largua ensuite les amarres vers les mers de Chine. Où il devint romancier.

Ces écrivains ont ainsi raconté, pendant deux jours, des histoires d'ailleurs. Comme Bernard Giraudeau, matelot à bord de la Jeanne-d'Arc, qui attendit quarante années avant de réintégrer, samedi, la Royale, intronisé Écrivain de Marine par l'amiral Jean-Louis Battet.

Intronisé comme Olivier Frébourg qui a rapporté, de Shanghaï, de Hambourg, des histoires de vagabondages, de celles qui tissent « une vie qui n'est après tout qu'affaire de contrebande ».

Jean-François Deniau s'est souvenu de « ces histoires de gentlemen, la hache à la main, prêts à abattre la mâture, sur le pont d'un voilier » bousculé par la tempête dans l'Océan Indien. Des histoires que lui racontait sa grand-mère.

Homme politique, il a insisté sur le rôle de cette passion de la mer dans l'affermissement d'une ambition maritime pour la France. Écrivain, Jean-François Deniau a souligné cette nécessaire transmission des valeurs des gens de mer, de l'esprit d'aventure.



Source : Ouest-France du lundi 1 novembre 2004

 
       
       
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