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Monocoques Open 60 |
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Vendée Globe - Joe inquiet, Karen dans la tempête |
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| [ Mercredi 16 février 2005, à 09h50 ] |
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Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) voit son avance, déjà ténue, sur le Britannique Conrad Humphreys (Hellomoto), fondre avec chaque heure passée à petite vitesse sous l’influence de l’anticyclone. Joé s’est dangereusement approché du centre des hautes pressions et peine à entrer dans le refus synonyme de virement de bord vers l’arrivée. Depuis longtemps privé de ses grandes voiles d’avant, son Arcelor Dunkerque n’est pas des mieux armé pour se déhaler dans le petit temps. Conrad Humphreys aimerait éviter le louvoyage au près vers la Vendée. Sa quille pendulaire n’est plus tenue que par un seul vérin hydraulique et le jeune anglais doit à chaque virement de bord détacher puis rattacher la tête de quille à l’aide de bouts. C’est pourtant à ce régime que devrait se disputer cet haletant duel franco anglais pour le gain de la 7ème place.
Plus qu’une dizaine de milles d’avance en ce début d’après midi pour Joé Seeten. Son adversaire Britannique Conrad Humphreys lui a repris plus de 20 milles en 24 heures. Joé attend la bascule au Nord Nord Est. Celle-ci lui permettra d’orienter franchement son étrave vers l’arrivée, dans des vents faibles peu favorables à son Arcelor Dunkerque privé de gennaker. A 850 milles de l’arrivée, la 7ème place est plus que jamais en suspend.
A 300 milles dans le Sud Est de Salvador de Bahia, Karen Leibovici (Benfic) vit des moments douloureux. Ses problèmes d’énergie se sont brutalement aggravés cette nuit avec la perte de l’hélice de son hydro générateur : « Je viens de me prendre une « baston » de 70 nœuds. Le temps que je monte sur le pont, le bateau s'est couché, le pilote a décroché. Il a fallu que j'abatte en grand pour pouvoir réduire la toile ; j'ai perdu l'hydro générateur qui s'est arraché avec la vitesse du bateau. C’est épouvantable. » Avec seulement une dizaine de litres de gas oil pour recharger ses batteries, et de faibles panneaux solaires, Karen risque de se trouver rapidement à court d’énergie. La jeune femme est aux prises avec des lignes de grains orageux. Elle tente de mettre cap à l’est pour s’échapper.
Bruce Schwab s’approche de l’archipel des Canaries. Il vise un petit trou de souris dans l’Ouest des îles, sur la bordure orientale de la dépression pour espérer continuer de progresser vers le nord aux allures portantes. Philosophe, Bruce accepte ainsi de rallonger sa route dans le but d’éviter de faire souffrir son bateau face au vent et face à la mer.
Anne Liardet (Roxy) a franchi cette nuit l’équateur. Un moment vécu sans grande émotion par la navigatrice surtout très satisfaite de s’être, semble t’il, extraite sans coup férir du pot au noir. Anne est revenue à 300 milles de Benoit Parnaudeau (Max Havelaar-Best Western) dont elle compte jusqu’au bout contester la 10ème place au classement général de ce Vendée Globe. |
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| Lien : http://www.vendeeglobe.org |
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