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Vendée Globe - Conrad Humphreys (Hellomoto) arrive 7ème

[ Dimanche 20 Février 2005, à 8h30 ]
 
Vendée Globe - Conrad Humphreys (Hellomoto) arrive 7ème

C’est à 02 heures 34 minutes et 24 secondes TU soit à 03 heures 34 minutes et 24 secondes, heure française, ce dimanche 20 février 2005, que le monocoque 60 pieds Hellomoto skippé par le Britannique Conrad Humphreys a coupé la ligne d’arrivée du Vendée Globe 2004, course en solitaire, sans escale et sans assistance au départ des Sables d’Olonne (France)

Septième du Vendée Globe 2004-05, Conrad Humphreys (Hellomoto) a raconté son tour du monde lors de la conférence de presse qui suit l’arrivée de chaque skipper.

« Je me sens le roi du monde. C’est difficile à exprimer. Je sens mon cœur battre à tout rompre. J’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir durant la course ; si je reviens sur l’épisode de Cape Town (réparation du safran, ndlr) et le sentiment de devoir abandonner, c’était un moment très difficile. Je me suis beaucoup appuyé sur mon équipe à terre et nos décisions m’ont rendu plus fort. J’en suis encore sans voix. Mes meilleurs moments étaient quand la mèche du safran est passée dans son puits et quand j’ai compris que je pourrais continuer. Le pire moment fut au large du Cap Horn quand l’eau remplissait le bateau plus vite que je ne pouvais écoper. Je ne sais pas si je suis devenu un marin dur au mal. Ce qui est certain c’est qu’après le BT Global Challenge, je voulais vraiment expérimenter la course en solitaire. J’étais très inspiré par les nombreux exploits du Vendée Globe. J’avais beaucoup suivi les précédentes éditions et notamment le sauvetage de Raphaël Dinelli par Pete Goss. Avec le Vendée Globe, j’ai touché l’Everest de la voile et je serais heureux de courir à nouveau en équipage. Je crois que j’ai bien supporté la solitude. Il faut dire que j’ai passé beaucoup de temps au téléphone car comme tout le monde j’ai besoin de la présence de mes proches. Quand je reviens sur ma course, je réalise que tous les problèmes ont une solution.
Sur la remontée de l’Atlantique qui est toujours très difficile d’un point de vue météorologique, j’avais la possibilité de suivre Joé dans l’ouest de l’anticyclone. Mais avec mon problème de quille, j’étais mieux à serrer le vent. C’est donc naturellement que je suis remonté plein nord. (…)
Je suis monté au mât environ une dizaine de fois. Ce n’est pas un exercice plaisant et je l’ai fait chaque fois avec la peur au ventre, en coupant mentalement toute réflexion pour gommer la peur. (…)
Avec le recul, j’aurai pu avoir une préparation différente. Le Vendée Globe exige une très longue préparation, 2 ou 4 ans. Si vous regardez les 3 premiers, ce sont des marins avec une longue préparation au solitaire. Je pense que je suis prêt pour le prochain Vendée Globe en 2008. (…)
Au départ, je voulais vraiment m’imposer un certain rythme. Après mon arrêt, j’ai repris ce rythme en le calquant sur la route de Michel Desjoyeaux en 2000. Les avaries ont beaucoup cassé ce rythme. Après la Mer de Tasmanie, j’ai connu 4 ou 5 jours sans aucun problème et j’ai fait la plus belle progression de toute la flotte. J’ai été aussi beaucoup inspiré par les aventures de Jean-Pierre Dick. Mon but était de réaliser le même temps que Mike Golding il y a 4 ans et j’y suis arrivé. »

 
Lien : http://www.vendeeglobe.org
 
       
       
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