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Oxyx Quest - Doha 2006 remporte le trophée Amundsen

[ Mardi 1er mars 2005, à 10h15 ]
 
Oxyx Quest - Doha 2006 remporte le trophée Amundsen

L'équipage international de Doha 2006 remporte un premier succès sur l'Oryx Quest 2005 en décrochant le Trophée Amundsen. Remis par le Chronométreur Officiel de l'épreuve, Amundsen Olso, ce trophée récompense le premier bateau à avoir franchi la longitude 163° Ouest, dont la signification est très importante pour Amundsen Olso. La marque norvégienne a en effet été fondée en 2002 par Jørgen Amundsen, petit-neveu de l'explorateur polaire Roald Amundsen qui avait suivi la longitude 163° Ouest pour atteindre le Pôle Sud en 1911. Le 14 décembre 1911, Roald Amundsen devenait le premier explorateur à rejoindre le Pôle Sud, après une course très serrée contre l'expédition britannique menée par Robert Falcon Scott. En 1926, il atteint le Pôle Nord à bord du ballon dirigeable le Norge, devenant ainsi la première personne à accéder aux deux pôles. La marque Amundsen Oslo reste très attachée à Roald Amundsen et à ses expéditions. Elle produit des montres de grande qualité dans trois catégories différentes : polaire, voile et aviation. Le trophée de 70 cm de haut en acier inoxydable, créé par l'artiste britannique John Mellows, sera remis à Brian Thompson et à son équipage à leur retour à Doha.

L'autre bonne nouvelle à bord du bateau Qatari, c'est qu'au classement de 7h00 GMT, le catamaran a encore creusé son avance sur son poursuivant Cheyenne. Doha 2006 compte maintenant plus de 1000 milles d'avance sur le concurrent américain. 1002 milles pour être précis. Au même classement, il affichait également une vitesse instantanée largement supérieure, avec 26,2 nœuds, contre 14,3 pour Cheyenne. "Aujourd'hui nous avons réalisé notre deuxième journée à plus de 600 milles, confie le skipper Brian Thompson dans son carnet de bord. Cela fait plus de 25 nœuds de moyenne en 24 heures. Nous avons un vent de nord-ouest qui souffle à 25 nœuds et nous permet de faire route plein Est. Mais il va commencer à tourner vers l'ouest et nous obliger à réaliser plusieurs empannages dans les jours à venir. Notre vitesse de rapprochement par rapport au Cap Horn va donc chuter. L'avantage c'est que nous pourrons nous positionner plus facilement en latitude pour l'arrivée du prochain système météo. Derrière nous, Cheyenne est sorti de la dépression et a rejoint les vents de nord-ouest. Il va pouvoir faire route directe vers l'est et regagner du terrain sur nous".

A bord de Cheyenne, le navigateur Wouter Verbraak apprécie ces conditions de navigation : "certaines journées sont vraiment idéales. C'est le cas aujourd'hui. Le bateau file à une vitesse stable entre 23 et 26 nœuds. Au moins sept albatros font des acrobaties autour de nous. Le soleil a même fait son apparition et si cela ne suffit pas à réchauffer la température sur le pont, cela permet au moins de redonner le sourire aux équipiers. Dans les prochaines 24 heures, nous devrions nous rapprocher du centre d'une dépression assez forte qui fait route vers le sud-est. Nous pourrions donc bénéficier de vents soutenus jusqu'au Cap Horn. Pas de record en vue pour l'instant, mais la promesse de belles moyennes quotidiennes. Notre route est assez nord, ce qui réduit nos chances de rencontrer des icebergs. Personne ne s'en plaint".

Les concurrents engrangent les milles et certains décrochent déjà des récompenses, mais tous savent que la route est encore longue avant de retrouver la sécurité du port. Le Cap Horn est à 2616 milles devant les étraves affûtées de Doha 2006 et avant de l'atteindre, les bateaux devront traverser les eaux les plus reculées et les plus hostiles du Pacifique Sud.


 
       
       
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